J’ai eu la chance de suivre un stage de 2 jours avec Maxime Baticle Horseman Science formé par Andy Booth.

J’y ai emmené Topaze, pour découvrir leur approche qui me fascine. Je l’ai souvent lue et regardée mais jamais pratiquée avec un expert.

Aussi, je rejoins Andy Booth lorsqu’il écrit « que les pratiques équestres doivent évoluer vers une équitation plus éthique, pour plus de performances, de sécurité et de plaisir avec votre compagnon. »

Je ne vais pas vous expliquer en détails le stage, je vous invite plutôt à le vivre avec votre cheval. Sachez seulement qu’en voulant éduquer votre cheval, vous allez commencer par vous éduquer vous-même, donc changer votre savoir-être sans changer votre savoir-faire.

Je vais plutôt mettre en avant les idées, les réflexions que Maxime a données et qui ont raisonné dans mon esprit de professionnelle dans le domaine équin.

 

Les capacités cognitives du cheval

Le cheval vit pour lui à un instant T, sans notion de bien et mal.

Son objectif est de vivre dans le confort : il va fuir une situation stressante, enlever une mouche énervante….

Notre rôle est de lui redonner du confort dans sa vie de cheval moderne, lors de ses entrainements, dans notre relation au quotidien.

Je suis très vigilante lors de mes séances à leur réaction. Ses réactions orienteront, personnaliseront ma séance.

Un touché trop profond sur une contracture, un étirement trop long ou avec une amplitude trop grande, peuvent vite me faire passer dans la zone de l’inconfort. Je perdrais ainsi sa confiance pour pouvoir le manipuler sereinement.  Il est important que je reste dans sa zone de confort et de ne pas passer de l’autre côté. Bien-sûr il m’arrive d’insister sur une flexion par exemple, mais en sachant que la sensation de bien-être arrivera juste après. Seul un professionnel saura s’il faut insister ou non.

Lors d’une séance chez le kinésithérapeute, nous, humains, pouvons « serrer les dents » sachant que le passage par la douleur est indispensable pour faire relâcher une tension et retrouver le confort. Le cheval ne peut pas avoir cette réflexion.

 

Un apprentissage en continue

Maxime dit « dès que nous sommes en sa présence, nous lui apprenons ».

Il va apprendre en faisant des associations avec son monde sensoriel : le bruit du sachet de carottes, la brouette…. Dans le système d’apprentissage en équitation éthologique, « la pression motive et le relâchement enseigne »

Aussi, il n’est pas rare qu’avant même de démarrer la séance, le cheval que je suis régulièrement se mette à se relâcher (même bailler) du fait de ma présence, du son de ma voix.

Lors de mes séances, qu‘est-ce que je lui apprends ?

    • La confiance avec l’humain
    • A prendre conscience de son corps dans l’espace.
    • Sa capacité à se relâcher. Cet état recherché lors de la désensibilisation, par exemple. Lors du passage de la bâche, le cheval ralentit et se relâche.

 

 

En tant que masseur, je remercie les propriétaires qui ont éduqué leurs chevaux : ces chevaux qui ne mordent pas, ne tapent pas, dont je peux prendre les membres en sécurité, dont je peux toucher partout sans risque. Dans son stage, Maxime met un point d’honneur à cette éducation, à la désensibilisation.

Je reste toujours vigilante car ils restent des animaux de proie, aux réactions imprévisibles.

 

Si vous voulez faire profiter de votre cheval des bienfaits d’un séance, contactez-moi pour prendre rendez-vous